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Un médicament antirejet: la ciclosporine

Tout a commencé à Bâle, en 1969, dans le laboratoire de microbiologie de la firme Sandoz :
une poignée de terre dans laquelle un champignon recueilli sur l’Hardangervidda, un haut-plateau du sud de la Norvège est à l’origine d’une longue histoire, celle de la découverte de la ciclosporine.


En 1972, le Dr Jean-François Borel, immunologiste né en 1933, collaborant avec les laboratoires Sandoz à Bâle (Suisse) mis en évidence des propriétés immunosuppressives de la ciclosporine A (Sandimmun).

L'époque est à la recherche de nouveaux antibiotiques, et c'est par hasard, dans ce prélèvement de terre ramené de Norvège, que ce chercheur des Laboratoires Sandoz remarque un champignon semblant pourvu de capacités immunosuppressives.
Les tests démontrent que cette molécule paralyse les réactions immunitaires de l'organisme sans en détruire les cellules.

Les premiers essais sur des hommes ont eu lieu en 1978, et l’usage de la ciclosporine pour les greffes de moelle osseuse et les transplantations d’organes, s’est généralisé en 1983.

Un « concurrent » de la ciclosporine est le FK 506, une substance extraite d’un champignon du mont Tsukuba (Japon), élaboré depuis 1982 par les chercheurs de la société Fujisawa.

Le FK 506 rend possibles les greffes de l’intestin, et les transplantations multi-organes abdominales ont pu être entreprises à plus grande échelle.